Souviens-toi, tendresse

souviens-toi, tendresse
que ta ferveur n’est pas vaine

on s’est parlé des cigales
et de combien, chez toi
elles enterrent le chant des oiseaux

il y en a une, ce matin
qui pousse son long cri
juste au dessus de moi

elle
et le goût du café
et ce vent dans les feuilles
du grand érable à côté

la cour est encore verte
mais ma nostalgie y est déjà

il est comme le coeur, le temps
jamais fait prisonnier

et puis la lenteur qui m’appelle
l’eau, le lac
et la montagne aussi
on y retournera bientôt

en attendant, je suis là
sous la vigne et l’escalier
dans ce mois d’août qui s’achève
et toute la beauté du monde

Photo : LÀ, TOUT DE SUITE, EN LEVANT LES YEUX AUX CIEL – Montréal 2018

7 réponses à Souviens-toi, tendresse

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