Gravure

Un autre enclos de bruits futiles. Je passe de la chambre au salon pour ne pas y planter de brûlure sèche et inutile. Et ma tête plonge par la fenêtre jusque dans l’âme de la branche. Je me sens mieux d’y voir le jour, qui s’empare sans peine des ombres déposées par le soleil d’un matin clair.

La chair n’a pas besoin de nous pour y tourner en dérision les vieux châteaux forts de ce monde. Derrière le buisson ardent, d’une lame affutée je sculpte mon errance. Et je penche, ton calvaire en radeau gravé dessous ma peau dans ce rêve d’une île aux couleurs de Gauguin.

Mon corps se rappelle à l’instant. Devant moi, la feuille qui pend à l’arbre. Je n’ai pas à nommer ni à vouloir. Rien que des heures sans poids. Juste des heures. Et tant que ça.

Photo – ÊTRE LE RÊVE * Juin 2020 – Montréal

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