Le bourgeon ivre

Le printemps est venu.
Aussi sublime que fulgurant.
Debout dans la cour, mon café à la main,
je regarde l’érable et ses pousses rougeâtres.
Devant un si grand coup d’amour,
je serais ivre moi aussi.

Tout ce soleil sur la matière, si diminuée soit-elle.
Les pousses, qui fendent la terre lourde.
Passé la cassure et la perte, la semence qui surgit.
Comme autant d’amour ou de haine,
de joie ou de peine.

J’ai relu par deux fois ta lettre.
Collé au mur la vieille photo
qui te rappelle le temps d’avant.

Toi, mon espèce humaine.
Encore faut-il que l’on s’aime.

Photo : SEMBLANCE – Avril 2021 – Montréal

6 réponses à Le bourgeon ivre

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