Huit cent soixante jours

Le train roule.

Sur une roche, au sortir de la ville, à l’ombre d’un petit arbre,
un homme et sa bouteille.

Je pense à cette faille dans ma terre plus sèche.
Où un simple frôlement vient séparer le sol jusqu’au fendillement.

M. m’a accompagnée à la gare. Avec sa douceur légendaire.
Et la mienne à côté, comme une pierre qui glisse dans l’épaisseur de l’air.

Les arbres filent, et les usines.

Huit cent soixante jours ont passé.
Et juste là, je regardais le ciel et j’ai vu ton visage.
J’arrive à voir ce que je veux dans ces moutons volants.

·


Photo : GOING NORTH – Août 2021 * Laurentides

2 réponses à Huit cent soixante jours

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