Cailloux et matins

Tout l’espace visible
et cette vieille horloge au
bout d’un lit sans pieds –
je n’ai rien entendu et pourtant
tu chantais.

Si la journée finit sans moi,
je ne le saurai pas demain
et de la table
tous les récits seront tombés.

N’est-ce pas qu’on naît
les mains vides –
sans la peur de perdre
ni les cailloux ni
les matins du monde.

Photo :  LES FRISSONS QU’IL NOUS RESTE  * Hier – Montréal

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