Les mêmes pas, le même jour. Et j’avance sous la pluie.
Et maintenant dans la nuit sans rien savoir vraiment.
J’ai perdu pied, dit Laure. Sur une fissure dissimulée
par des jours de désâme. Des jours à bûcher pour avoir
de quoi mettre dans l’âtre de l’âme et du corps.
Avec ce sentiment d’avoir pris mon billet
en mettant les pieds dans la gare, que le chemin
et la destination n’ont rien d’aléatoire,
que tous les autres autour sont une partie de moi,
et que l’histoire s’écrit ensemble.
Devant l’indémêlable, le vent continue de souffler. Et toi tu marches. À la fois pour vivre plus fort et pour mieux oublier ce qu’il faut savoir oublier pour toucher la beauté du monde. Le grand irréparable qui devient toujours autre chose. Il te suffit d’entendre Sabrina Pasterski défier en souriant les théories de la physique pour te rappeler combien on ne sait qu’infiniment rien.

Photo : L’ÉVÉNEMENT SUBLIME DE LA PLUIE – Hier * Montréal








