À chacun son histoire.
En attendant, rien n’est moins vrai que les échelles.
Une femme marche avec son chien.
Elle boite et ne se presse pas.
Et lui s’arrête un peu sous le petit pommier.
On dit qu’il va pleuvoir. Qui sait, peut-être
qu’il ne neigera plus.
Un camion fonce dans la rue.
Au même moment, une fille passe en jupe légère,
ou l’espoir du printemps.
Elle replace ses écouteurs et fonce à travers le vent froid.
Pour les araignées qui hivernent,
le temps de la torpeur achève et la mue d’avril s’en vient.
Je sors de la nuit comme d’une grotte, dit Laure.
J’ai dormi sous mon gros manteau, comme un
voyage dans le temps.

Photo : DANS NOS VIES À PLUSIEURS * Avant-hier – Montréal








