le respir était court
soutenu et tranquille
pourtant il n’y avait personne
avec moi dans le lit
j’ai attendu un temps, tendu l’oreille plus fort
pour voir si peut-être ça venait de dehors
mais c’était bien trop près
tout près, tellement près
je suis sortie du lit pour aller chercher l’autre
l’autre et son oreille tendue
mais l’autre n’a rien entendu
et rendu là j’entendais plus
plus tard au milieu de la nuit
à moitié réveillée
j’ai compris que ce n’était rien
que le souffle d’une araignée
La langue, me dit-elle, tout passe par la langue.
Ce qui me tue, ce qui me sauve, ce qui te fait et te défait.
Tout vient fabuleusement de là.

Photo : LA BELLE HISTOIRE D’UN GARS * Hier – Montréal








