Derivare

L’UNE
La verticale, la gravité, et quand même tu boites. Serais-tu à ce point perdu ?
L’AUTRE en faisant un bond de côté
On tient d’écorce et de désir. De ciel et de vent tourloupette.
L’UNE reculant de trois pas
Si le temps existait vraiment, tout ça serait insupportable. Et pareil pour l’espace.
L’AUTRE se voulant immobile
C’est le poids du haut vers le bas et toutes les heures qui s’ensuivent.
L’UNE en revenant vers l’autre
Quoi faire alors de nos âmes à la mer ?
L’AUTRE tandis qu’il flotte à la dérive
Rien d’autre qu’un tapis de neige.
L’UNE en se grattant le doigt
Mais encore ?
L’AUTRE en plongeant la tête sous l’eau
De n’y jamais percer que soi.

Photo – MATIN D’AVRIL *- Aujourd’hui – Montréal 2024

5 réponses à Derivare

  1. au bas de la page

    elle signera

    « de n’y jamais percer que soi »

    maintenant que la page est signée

    il me faut vous remercier pour

    cette dédicace (automnale) et pour tous ces mots

    avec nous partagés

    Aimé par 1 personne

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