Dent de lion

Je suis l’autre que je deviens, dit Laure. C’est toute l’habitude du manque, comme les autres habitudes. Je sais quand je respire que l’eau a traversé.

Au fond de la piscine, je reste spectatrice jusqu’à la remontée. Ça donne du poids au silence.

Au propre encore, j’ai de quoi m’abrier et me tenir au chaud. Des mots comme des rivières où me mouiller les pieds. Basculer les choses et le temps.

Photo : AMOUR DE PISSENLIT * Fin mai 2026 – Montréal

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