Presque tous les matins sur mon chemin vers la rivière – vu au bout du champ un beau grand chevreuil seul…
Et ce matin le merle venu faire sa toilette dans l’abreuvoir de verre.
Les murs usés de la remise, la peinture qui s’effrite et le ciment à découvert. Le vieux lilas tordu et sa branche morte laissée là pour la grive solitaire.
Le carton froissé par la nuit et par la terre humide.
Et ça s’écrit sur mon errance, mon rêve d’une âme tranquille.
C’est tout dire sans le dire, bouger sans tout le poids du monde.

Photo : REFLET D’UN JOUR DE GRANDE CHALEUR – Avant-hier * Montréal
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