on ne voit presque plus
que le bord de l’hiver
depuis le tout dernier mouvement
la musique est plus claire –
les notes s’éloignent l’une de l’autre
du moins, je les distingue mieux
qui du poignet ou de la paume
et ce qui sépare les deux
le ciel est bleu froid ce matin
avec toutes les heures reprisées
et la noirceur qui fait son temps
on ne s’enflera pas
d’autant de neiges mortes

Photo : BONJOUR PRINTEMPS * 17 avril 2026 – Montréal
Quel beau texte ! ❤
Merci Caroline
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Merci à toi, Laurence.
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la représentation du monde est pour l’heure fort surréaliste (il faut bien se tenir pour y croire !) (dur comme vert)
merci Caroline
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Merci Dominique…
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Le bord de l’hiver
C’est comme une lisière
Entre deux lisières on déchire tout droit
pour qu’y poussent les fleurs du bois et de la terre
et les bords froids passent de l’autre côté de la terre
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Oui, déchirer pour que pousse.
Merci Anik.
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il y a toujours
une faille –
la paume ouverte
le poignet qui cède
la neige en fondant
qui laisse voir
ce qu’elle cachait
/
merci
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oui, toujours une faille… merci, Jacques…
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