L’ombre et le saillant

J’ai marché tôt. Je cherche l’ombre
dans l’air bouillant.  

J’y ai mis toute ma maladresse.
Personne ne me pardonnera puisqu’il n’y a
rien à pardonner.
Je n’ai fait que jouer l’instant à l’instant où
c’était mon tour.

Même le silence a un goût –
de s’abstraire du saillant est une langue en soi,
une musique d’eau.

De tout inventer à mesure.
Dans tout ce tendre. Qui cherche encore
à se faire doux.

 Photo :  FRANÇOIS DU PARC * Hier après-midi – Montréal 2026

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