Tout ce qu’on ne voit plus

Le temps est resté froid. Dans le jardin derrière,
les fleurs de l’érable géant à deux maisons d’ici
commencent seulement maintenant à recouvrir la terre
d’un long tapis vert tendre.
Je parle du même érable qui dans une tempête hivernale
a laissé tomber une branche aussi lourde qu’un tronc
sur la petite passerelle qui mène au vieux hangar.
Sur le moment, rien n’avait trop paru.
On a ôté la branche et on a oublié.
Ce n’est que maintenant, toutes ces années plus tard,
qu’on réalise que la poutre enrobée de métal
avait mangé le coup.
À force de pluie et de neige
s’insinuant
sans qu’on y voie,
le bois caché s’est dégradé.
Il aura fallu l’évidence.
On n’emprunte plus cet escalier.
Il faudra qu’il soit réparé.

Photo : TRANQUILLEMENT LE PRINTEMPS * Avant-hier – Montréal 2026

Répondre à Tout ce qu’on ne voit plus

Laisser un commentaire