À chacun son histoire.
En attendant, rien n’est moins vrai que les échelles.
Une femme marche avec son chien.
Elle boite et ne se presse pas.
Et lui s’arrête un peu sous le petit pommier.
On dit qu’il va pleuvoir. Qui sait, peut-être
qu’il ne neigera plus.
Un camion fonce dans la rue.
Au même moment, une fille passe en jupe légère,
ou l’espoir du printemps.
Elle replace ses écouteurs et fonce à travers le vent froid.
Pour les araignées qui hivernent,
le temps de la torpeur achève et la mue d’avril s’en vient.
Je sors de la nuit comme d’une grotte, dit Laure.
J’ai dormi sous mon gros manteau, comme un
voyage dans le temps.

Photo : DANS NOS VIES À PLUSIEURS * Avant-hier – Montréal
au bord du jour
à regarder
comment tout recommence
sans prévenir
sans explication
juste
par la seule force
de vivre
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Les araignées tricotent la soie de leur été
Elles m’ont dit qu’au Québec
les saisons sont au nombre de trois
C’est l’été, Laure, découvre-toi…
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Je compte, je compte
je compte sur mes doigts
un deux trois
l’hiver est derrière moi… ;o)
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