Même rue, même ville. Depuis que je sais pour le vent, je remonte les jours à petits coups de ventre. Je me rejoue les soirs de ciel et les nuits près du lac. Mes plus folles histoires. J’ai quelque chose de l’accro.
En même temps, il y a Charlie. Charlie qui réinvente le monde, mais personne ne l’écoute. L’enfant magicien sans raison avec son chapeau bleu et son vélo qui en arrache. Lui qui sourit toujours avec le cœur au fond des yeux. Malgré ceux qui ont tout et qui lancent tout à la poubelle. Ceux qui bafouent tout l’important, du moins ce qui compte vraiment.
Ça me fait penser, j’ai connu un autre Charlie. C’était il y a longtemps, quarante ans en arrière. Charlie que j’ai aimé, aimé à la folie. Un jour, il a dormi où je dormais et ça nous a suffi pour tomber en amour. On s’est écrit longtemps après. Il a vécu en Australie, en Angleterre aussi. Si j’avais eu une autre fille, je l’aurais appelée Charlie.

Photo : NI AVANT NI APRÈS * Hier après-midi, en bordure de la voie ferrée – Montréal 2026
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