Trio urbain

Et voilà que j’apprends que le génome d’un grain de riz compte 50 000 gènes.
Et que celui d’un corps humain en compte 30 000.
Fascinant quand même.

carolinedufourtriourbain3
Centre-ville de Montréal – Juillet 2013

Montréal-la-secrète

Bien que née sur cette île, je la découvre encore. C’était hier.
J’ai exploré, avec mon amour, dans une vieille bagnole prêtée
qui a même chauffé un peu nous forçant à rouler lentement,
des endroits de ma ville que je ne connaissais pas.
Pour faire un tour d’auto, comme aurait dit ma mère.
Je ne me doutais pas en m’éveillant le matin
que j’assisterais le soir à un grand spectacle.
Et vous n’en voyez qu’une toute petite partie.

Sur une rive montréalaise - Juillet 2013

Sur une rive montréalaise – Juillet 2013

Même rive, même soir

Même rive, même soir

La finalité des choses

Si on me le demande, je dirai que la nature sait y faire mieux que personne
quand il s’agit de rendre belles, en s’aidant des arbres et du temps,
ces constructions que l’on préserve qui nous parlent d’un temps d’avant.

En admirant ces vieux silos il y a quelques jours,
habilement bâtis par des hommes,
j’ai eu l’image de la vision qui les a fait naître.
Celle, d’abord, de nourrir la Communauté.
De fournir aux gens de quoi faire le pain.
Et j’me suis entendue penser,
pour la ixième fois, et je n’en démords pas,
qu’il est malheureux qu’aujourd’hui
la finalité soit d’abord l’entreprise.
Au détriment de tant de gens.

Élévateur à grains n° 5 (Bâtiment patrimonial) - Vieux-Montréal, Juillet 2013

Élévateur à grains n° 5 (Bâtiment patrimonial) – Vieux-Montréal, Juillet 2013

Les belles surprises

De ce plaisir que j’ai à attraper des moments,
des images, des gens sur le vif.
Même tard le soir. Comme hier,
en descendant St-Laurent doucement
pour profiter de la sensation
que nous procurent ces nuits d’été.

Et ce matin,
en exagérant les teintes foncées,
avoir la surprise d’une belle image,
comme une peinture ancienne,
de gens que je voyais à peine
de l’autre côté de la fontaine.
Il faisait trop noir pour moi.
Mon p’tit canon a des yeux de chat.

carolinedufourcouplecarrestlouis origCarré St-Louis – Un beau soir de juillet 2013

D’air et de temps

Il m’arrive souvent de trouver beau
ce que l’air et le temps font aux choses.
Les traces qu’ils y laissent sans y penser.

Et ainsi voilà que j’aspire
à me vivre libre comme l’air, ou presque.
En y pensant juste assez, sachant que de toute manière
je n’y laisserai jamais qu’une trace infime.
Et que la forme qu’elle prendra, si elle dépend un peu de moi,
dépendra toujours et surtout du temps et de l’endroit.

Rue Mont-Royal

Rue Mont-Royal

Les belles choses

Il va sans dire qu’à mes yeux,
le plus beau du beau appartient encore au naturel.
À ce merveilleux mystère qui crée l’insurpassable.
Du bruit du vent dans les feuilles, jusqu’au lointain de la mer.
Mais quand même.
Par ces visions qu’on exauce pour essayer de l’imiter,
il nous arrive parfois de mettre au monde de bien belles choses.

Juste avant la tombée du jour, hier, au coeur du parc Lafontaine

Juste avant la tombée du jour, hier, au coeur du parc Lafontaine

Tant d’humeur tranquille

Je me demande combien de villes au monde
peuvent se vanter d’une telle tranquillité.

Dehors, on avait tous chaud aujourd’hui.
Même moi, qui pourtant adore.
Je me suis poussée un peu,
avec bonheur quand même,
jusqu’au sommet.

Aujourd'hui, dans un boisé près du lac aux Castors

Aujourd’hui, dans un boisé près du lac aux Castors

D’instants et de rivières

Y avait des passages sinueux à travers rochers et rapides,
où j’ai pu m’accrocher un peu à quelques solides racines.

Une jolie affiche peinte à la main.
Comme un sourire.
Pour faire jaillir quelque tendresse.
Quelle que soit la rivière du moment,
au gré des jours et de mes marches quotidiennes
mon âme se nourrit de beauté.
De celle qui adoucit un peu le passage obligé du temps.
Comme ces petites choses qui existent
parce que quelqu’un a pris la peine de faire qu’un court instant soit beau.

Montréal, Juillet 2013

Montréal, Juillet 2013

Les nourritures digestes

J’ai toujours été une créature mal foutue, Mr Bones, un homme criblé
de contradictions et d’incohérences, le jouet d’élans trop multiples. 

D’un côté, le coeur pur, la bonté (…). De l’autre, un braque mal embouché (…).
Et le poète? Tombé quelque part entre les deux, je suppose,
dans l’intervalle entre le meilleur et le pire de moi.
Extrait du roman Tombouctou, Paul Auster, 1999, chez Actes Sud.

carolinedufournouter2Je n’aurais jamais avant utilisé le mot naïve
pour parler de ma personne.
Mais voilà que certains évènements récents
m’ont poussée à regarder les choses sous cet angle.
Au final, je me suis demandé
s’il y avait une différence entre le fait d’être naïf
et celui de ne pas user de son temps à l’élaboration de stratégies défensives.
La réponse n’est pas venue, et je ne la cherche plus.
Car quel que soit l’angle que je choisis pour aborder la question,
et quelle qu’en soit l’issue véritable au regard du tout,
la sollicitude dont j’use est encore l’une des choses que je digère le mieux.

Sur la montagne, hier.

Sur la montagne, hier.

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