Je l’imagine se pencher sur une fleur
comme on se libère de la colère du monde.
Et marcher comme on marche
quand on a nulle part à aller d’autre que l’amour.
Je n’ai gardé de mon enfance qu’un sentiment surtout. Quelque chose d’une rivière où se laisser porter. On ne contrôle pas la rivière, au mieux on épouse sa course.
Hier, deux étourneaux picorant dans la rue m’ont fait pencher la tête. Encore ce même indéfectible pour les oiseaux noirs. Il y a quelques jours, il était noir aussi le pigeon étendu au milieu du trottoir que j’ai déplacé dans la ruelle pour qu’il puisse reposer en paix.
Ce matin je remue les mots pour y dépouiller les os plats de ma tête écarlate.

Photo – TOUS LES RUISSEAUX DU MONDE * Hier – Montréal 2024
Your words are a medicine that opens my heart to tears, thank you.
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And yours, mine, Summer. Equally to tears.
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Ces deux oiseaux noirs, sur la photo, sont lumineux ! Merci pour cette belle photo et ce beau texte.
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Comme ceux d’hier, chez toi, dans toute leur beauté ! Merci, Philippe, pour ça et le reste.
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Quelle beauté dans les mots et la photo !
Merci Caroline.
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Merci à toi Laurence.
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Mon âme d’enfant est un peu restée là, aussi, au bord d’un crique à marde.
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Son nom : Luc la luce. Rien à comprendre. Juste un ciel, une mare peut-être. Merci l’bum.
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Plaisir d’ouvrir les yeux, ce matin, sur ce texte (merci)
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Merci Dominique…
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