J’ai trouvé tes mots dans la nuit, juste avant de dormir. Je les ai relus en pleurant. Et ce matin, l’oreille collée aux mirages, je relis les miens de la veille.
Il y a eu ce désir de me fondre dans l’eau. Ce désir d’être confondue, de n’être qu’un mince sillon, un rayon de silence.
Et puis les rustres sont partis. Sauf pour le mauve des pervenches, tout était redevenu vert et rien ne bougeait plus. La percée se ferait tranquille, loin des regards et des feux.
De toutes ces années, c’est la première fois qu’on me dit – qu’on trouve cette porte belle. Si c’est pas la vie qui me rêve, alors je te réponds : je ne sais vraiment rien de rien.
En attendant n’est-ce pas – que tu n’iras nulle part. Je lis tes mots encore pour au moins la septième fois.

Photo : ET D’ENTRE MES NUITS FRAGMENTÉES – Juin 2025* Montréal








