C’est comme ces villes dont on ne connaît pas les airs. D’abord on imagine puis on frappe un bouchon, une rue malmenée, un quartier oublié.
Je vois les heures et les minutes, la lune d’hier qui se berçait, les piles de neige encore à fondre.
À mon bel oiseau noir au cas où ce n’était pas clair, j’ai inventé ma vie comme on cherche un soleil, comme l’hiver qui s’en va, et ça reste encore moi qui à peine arrivée était prête à partir.
Et là ces accords de guitare qui me font glisser juste assez. Je me demande moi aussi si la folie du monde vaut la peine d’en parler.
De toute manière je reste.

Photo : L’HIVER EN PATIENCE – Fin février 2025 – Montréal








