Un deux janvier.
Ç’aurait pu être un autre jour.
Une chambre presque vide. Un lit.
L’autre s’enroule dans ses pensées.
Une couverture glisse d’elle-même.
Rien ne bougera trop.
Et dehors, le monde.
Où la neige a strié l’asphalte.
Où un ciel immobile enveloppe encore les heures.
Où l’escalier descend sans personne dessus.
Même rue, chemin fourchu.
Un tout petit enfant qui passe.
Un homme qui marche derrière lui.
Et ce matin j’ai lu des mots
qui ont fait bouger une pierre.

Photo : LA COUCHE DE NEIGE – Hier – Montréal








