C’est vrai, les choses bougent. Sinon je saurais plus quoi dire. Et je pourrais seulement rêver de feuilles rouges et de vent tiède.
J’étais à neuf kilomètres du cheval blanc. Neuf à vol d’oiseau, une douzaine par la route. Pour autant de beauté tranquille. Là où mes bras sont assez bas et où mon corps reste debout.
Au tournant du premier matin, il y a eu cette averse. Elle aurait pu être infinie, ça n’aurait rien changé. Elle tombait dure et froide depuis la rivière, on était mouillés jusqu’aux os. Et nos pas vifs et un silence qui dit la hâte d’être au sec. Au moins mille secondes de trombe qu’on a essuyées avec grâce. D’ailleurs parmi les élégances, je me demande si elle arrive avant ou après la tendresse – sans doute qu’elles dorment ensemble, dans un grand lit de mer.
Et partout ce désir, cette urgence d’écrire. Calmer l’angoisse des tempêtes. Y chercher tant que l’autre cherche. Des mots comme des brèches qui vous arrachent à la bêtise. Et au dernier matin encore, y vouloir le faire dehors malgré le vent qui refroidit et les petites mouches dans l’air qui jouent de terre et de patiences.

Photo : LE SOLEIL DESCENDAIT – Septembre 2023 * Petite Nation
Je confirme : au moins sur un exemple d’une maman et d’un petit paresseux que je montrerai en conférence la semaine prochaine, elles arrivent ensemble … à mes yeux.
Bise, douceur et sourire, Caroline.
J’aimeAimé par 1 personne
Tes mots sont très beaux 🙂
J’aimeAimé par 1 personne
Weird shot; I like it!
J’aimeAimé par 1 personne
S-U-P-E-R-B-E !
Merci
J’aimeAimé par 1 personne
Là encore… magnifique !
Souvent je ne sais pas dire combien j’aime ton travail. La finesse de tes dires, tes photos qui y répondent… merci Caroline.
J’aimeAimé par 1 personne