j’entends le cri de la corneille
et je revois
ce corps sur le balcon
au milieu de la nuit
jusqu’où peut-on faire semblant
sans payer de sa chair
les hivers ont passé
et les hivers passent
et comme dans les poèmes
tout ce qu’on ne dit pas
je nous revois près du bouleau
où va si souvent l’oiseau noir
la vie entre les lignes
et les armures
et ces nuits où tu me reviens
dans toute ton absence

Photo : ET TOUT CE QU’ON CRÉE – Montréal * 26 janvier 2024
Merci, Caroline!
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Triste et beau.
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à quoi sert l’hiver
sinon vivre entier dans
le poème
merci
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