T’es passé par-dessus le livre. Ou pas. C’est pas grave. Ce ne sont jamais que des perches pour jouer sur l’hiver. Des livres et des lignes, des mots comme des chapeaux pour me rire du temps qu’il fait, inventer le frisson, trouver sur le bout de la langue la preuve que l’espace est un leurre, qu’on vague dans une histoire fabriquée de toutes pièces. De quoi s’amuser à casser au moins un moule par jour.
Et la plante qui s’éclate. J’ai hâte à ce moment où elle sera dehors… l’écureuil freine mon élan en y prenant le sien, et la branche qui oscille comme un fouet sous la voute, et la fille qui marche les yeux sur le trottoir. Ah, le trottoir. Combien d’yeux dessus. Sacré trottoir, va.

Photo : LIGNES – Hier * Montréal 2024
J’adore
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Magnifique
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oh oui sacré trottoir qui emprisonne tant de paires d’yeux! moi aussi j’adore ton texte!!! ❤
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une autre façon de l’
écrire serait
« tout ça n’est pas la vie ! »
(merci)
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