Circum

Ah, mais que la jouissance de cette chaleur humide. Le corps plongé dedans. Dans le vent tiède. Et dans son chant. Dans les feuilles au-dessus de ma tête.

Tout le temps que ça prend de vivre. Parce que c’est là, tu dis. Quand bien même on l’oublie. Tout reste écrit qui ne s’efface pas. Déposé sous les muscles en petits morceaux d’âmes. Et ça a tout à voir avec le sang qui coule et toute la terre autour. Et le temps comme un train. Qui va où il s’en va.

Circa, le poignet et la nuit bouillante. À quoi s’attache-t-on aussi fort sans savoir se déprendre?  Des petits verbes des petits mots aussi innocents qu’ils se peuvent surtout ne bousculer personne car s’il fallait mais s’il fallait déboussoler quelqu’un, rit-elle.

Dans tes vieux talons plats, tu longes les mêmes murs, les sales et les moins sales. C’est sûrement le désir qui t’envoie marcher là. Sur les chaussées brûlantes. Entre les poteaux noirs.

Photo : LIGNES DE LENTEUR – Août 2024 * Montréal

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