Médée de septembre

Barbare humanité, qui m’arrache à moi-même,
Et feint de la douceur pour m’ôter ce que j’aime !
La Médée de Corneille 

Une fille aux longs cheveux noirs
passe à vélo devant chez moi, son visage au soleil.
D’un coup je revois les foulées d’un certain automne lointain.
Je repense à Médée et au plaisir que j’avais eu
à jouer le drame absolu, l’intensité de la vengeance.
La lumière de ces jours-là. Et la douceur d’un certain vent.
Le lourd et léger à la fois.
La liberté ne s’invente pas. Et l’errance non plus.
Pendant ce temps, la lumière change.
L’hiver reviendra.

Photo : FILLE ET RUELLE  – Hier * Montréal 

2 réponses à Médée de septembre

Laisser un commentaire