Papier japonais

C’est l’absence, je suppose.
L’absence de quelque chose.
Et pourtant, tout est là.
Toujours là qu’on se dit.
Les barbes de bouc de l’été
ont séché à la cime, leur blanc
devenu brun sans qu’on n’y fasse rien.
Et cette conversation des bêtes
avec le vent qui refroidit.
Et chaque jour, le même plan
et le même bilan.
Comme si on injectait l’ébauche
d’une même substance
pour le comment se jeter sur le temps.
La même fiole de départ.
Mais le bougainvillier qui refait
quelques fleurs.
L’été m’a ouvert l’appétit
pour ses fleurs de papier rose.

Photo : MAIS LES YEUX OUVERTS D’UNE ÂME – Novembre 2024 * Montréal 

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