L’allant et le venant

Je ne sais que faire de vous
si près si près
de mon coeur à moitié brisé

Si l’enfant fonce dans son monde
c’est qu’il faut bien un monde à soi

Je pousse vers le creux de la terre où tout finit par s’endormir.
La tasse appuyée au menton, je pense à la mère de ma mère. La friction, me dit-elle, même entre les bottes et la neige. Ni mon corps ni mon âme n’aimait trop la misère et tout ça finit par user. D’autant que tout s’arrime au coeur, qui prend tout ce qu’il prend.

Les minutes s’envolent et c’est tout ce que j’ai à perdre. Et ce bonheur de feu, jusqu’à la dernière braise. De mon corps près d’un âtre pour que les nuits déboulent. Combien de paradoxes.

On peut toujours courir devant tout ce qui va ou vient. Ou s’en faire une saison. Et un piano qui roule.

Photo : MARCHER DANS LES PAS DES ANGES * Février 2025 – Montréal

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