Où je me perds entre les doigts, la basse et les balais. Où tout ce que j’entends, je vois. Qui veut briser la solitude. L’effort ultime. Le désir le plus fou.
Je ne m’arracherais rien.
Dans la petite histoire du monde, il y a eu toi, il y a eu moi. Le jour est différent d’hier, le soleil qui frappe autrement. Et là une jeune mère, qui pousse un enfant.
Le chêne disparu, les pieds nus, la peau boisée. Qu’y avait-il à écarter ? Ce besoin d’être rassuré, peut-être.
En attendant, la musique me parle.
Roule, je dis, et je roule moi aussi. Tu me tues et me mets au monde. Je trouverais un coin, un petit coin de mur, pour le temps que ça dure. Pour la beauté. Qui me sort du reste. À coups d’accords.
Un malheur, une chance, qui sait jamais où vont les choses. Mais cette musique, je comprends. Celle qui vient de loin, celle qui naît dans l’instant, qui ne reproduit rien.
Et mon café est bon.

Photo : LE PIANO – 5 avril * Montréal 2025
J’ai un ami qui a arrêté le café. J’ai mis des années à en aimer véritablement le goût.
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