Fugire

Ça y est, la cour est arrivée. Je peux enfin m’assoir dehors sans frissonner. Plus près des scies et des marteaux, mais l’air et le soleil compensent.

Je vais au cinéma ce soir. En attendant, je pense à nous encore, tout ce qu’on aime à nous voir croire. La peur est incisive qui grouille et mord à l’intérieur. Du bonbon pour les gros joueurs.

Amour de fuite. Pour échapper au piège de l’enterré d’avance.

Photo : D’UNE RUELLE * Avant-hier – Montréal

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