Urgoli (superbia)

La lumière tremble. L’été se réinvente. Je peux enfin m’assoir dehors pieds nus à écrire. 

– J’ai l’instant fatidique, dit Laure.
– Tu penses trop, rétorque Maude. Arrête avec tes fables. Y a qu’à s’approcher d’une rose, d’un héron dans la pierre et des cormorans qui s’endorment dans le bers d’une pivoine pour voir que notre intelligence y reste bien superficielle. Pour ne pas dire artificielle. 

C’est S qui m’a montré les oisillons au creux des fleurs. Les dessinateurs s’inspirent, même les plus célestes. 

Photo : SANS AURÉLIA – Juin 2025 * Montréal

Répondre à Urgoli (superbia)

Laisser un commentaire