Au coeur du reste

On était là, peut-être dix, j’oublie combien exactement. Mais je me souviens de la nuit, de la senteur de l’air, du silence des oiseaux. Et de mon regard plus perçant sur les aléas de la vie. Combien d’erreurs et pourtant combien de beauté.

Tu viens ? dit Laure. Où ça, dis-moi ? Au coeur du reste.

Même l’aube dérive. Alors d’y voir mes pensées mourir de leur plus belle mort. Les voir se faire une saison au milieu des pensées perdues.

Photo : EN HIVER, LA BEAUTÉ S’ÉBOURIFFE * Avant-hier – Montréal 2026

Répondre à Au coeur du reste

Laisser un commentaire