Morcellement

laisse-toi prendre, me dit-elle
sois l’eau et le bruant
dans le murmure de l’aube
il ne t’arrivera rien
que l’instant qui se meurt
et renaît au néant

et devant elle encore
ma béatitude

elle qui s’appartient
sans prière ni lieu
si entière et tranquille
dans son morcellement

Photo : MÉMOIRE DU VENT D’HIER – Ce matin, aux premières lueurs du soleil, au bord du lac Kénogami

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