D’entre les choses qu’on observe, il y a le souffle salvateur qui vient désengager les lèvres. Les dents aussi. C’est comme le sable, me dis-tu, soumis aux humeurs du vent. Ça tient d’un abandon. Qu’un peu de sel se dépose entre le penchant et la langue.
Mais pour tout dire, j’hésite encore. Le mouvement se défend, mais la vase me séduit.
Quant aux oiseaux, ça fait longtemps qu’ils savent qu’on éventre la marge. Qu’on s’invente des fables qui souvent saturent les veines.
Nous reste les autres artères et autres formes blanches. Des partitions intimes qui ressemblent à la neige. Ma mère m’aura un peu montré, elle qui savait en enfilade couler des jours sans ennui.

Photo : DESSOUS LE MÊME CIEL – 16 février 2024 * Montréal
S’abandonner au blanc et au vent …
Bise, douceur et sourire, Caroline.
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Tout pareil, Gilles.
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Couler des jours sans ennui .. quel beau savoir !
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au bout de la rue
qui m’emporte, les yeux blancs
de celui qui observe assis sur
un banc : à qui songe-t-il en voyant ainsi
la bête approcher ?
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