– Pourquoi je voudrais autre chose, me dit Margot. Il y a des arbres, il y a du vent, et le bruit de l’eau sur la tôle.
Elle alla s’assoir sur le banc. Celui en dessous du pommier.
– Il me donnera encore des pommes. Des petites pommes, de belles pommes, je crois même plus que l’an dernier. Il n’attendra pas après moi pour se vouer à ce qu’il est.
Elle tapa deux coups sur le bois pour que je vienne m’assoir près d’elle.
– Reviendras-tu avant l’automne me tendre un petit bout de toi, de tes amours de voie ferrée, et goûter un peu à mes pommes?
Je n’ai rien dit.
Margot voit loin et n’attend rien. Elle sourit surtout à belles dents. Au matin comme à moi.

Photo : JUSTE APRÈS LA PLUIE – Juin 2024 * Petite Nation
Ça sent la tendresse de l’été tout plein.
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Alors merci, tendre toi.
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J’aimerais la connaître Margot
même que je ne goûterai jamais ses pommes
pourtant elle acidule ma langue
comme ça me plaît
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Je suis d’accord avec Margot
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