Hier, à la place d’insulte, j’aurais pu écrire méprise. T’as raison, ç’aurait été plus tendre.
Ados, dans les années soixante-dix, on avait le fleuve pas loin et le ciel à hauteur des yeux. De temps en temps, le parfum âcre des usines se rendait jusqu’à nous.
Souvent au milieu de la nuit, on entendait les pas de la femme d’en haut. Si mon souvenir est bon, ça te réveillait plus que moi. Mais c’est peut-être le contraire – je ne suis jamais trop certaine de qui est toi et qui est moi.
Hier soir au téléphone tu m’as dit que tu t’habituais aux vagues sous nos yeux. Et tu m’as reparlé du jour où on n’a pas voulu de toi, mais bien sûr à l’époque on était des enfants.
Avant de raccrocher, on s’est dit que l’espoir se comptait en rivières et qu’on aimait encore la brume. Je ne sais plus qui a dit quoi.

Photo : ENTRE FEUILLES ET BÉTON – Hier * Montréal
j’aime beaucoup.
J’aimeAimé par 1 personne
Merci Jean-Marc, ça me touche.
J’aimeAimé par 1 personne
Souvenir sorcellé au gré des instants gravés… 🙂
J’aimeJ’aime
Merci Dominique.
J’aimeAimé par 1 personne
Memories never fade. At least not the special ones. I really like this.
J’aimeJ’aime
Thank you, Malin.
J’aimeJ’aime
Oui ados dans les années 70… c’est si loin et si proche…. à présent 🫶😘
J’aimeAimé par 1 personne
La photo est superbe et aussi le texte ;o)
J’aimeAimé par 1 personne
Merci…
J’aimeJ’aime