Il n’y a que l’absence
qui soit un territoire assez vaste
pour la durée
à laquelle nous pensons.
Suzanne Jacob
–
De l’eau. Trop d’eau. Quand le soir est venu, c’était devenu un os.
Le visage tourné vers le fleuve, j’envisage l’écart, l’intérieur des marées, la profondeur fuyante. Et le temps qui avale, le boire et le déboire.
On sait bien que c’est là, dans l’aube et dans le vent dehors. Et pourtant. Mais encore. On ne voit de la mer que ce qu’on voit de soi. On se rejoue la vieille histoire, celle du monde dans le monde.
Ce matin le bruit d’une scie. Et cette même pulsion d’attaquer les minutes.
Même si le pesant de l’été m’enivre autant qu’avant, il m’arrive d’attendre l’hiver, qui tiendra sa promesse des bordées de silence.
Finalement, c’était monsieur M, mon vieux gentil voisin grincheux. Qui abattait son vieux pommier malade.

Photo : MÉSANGE – Août 2024 * Montréal
J’aime ce mélange de vaste et de quotidien
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Merci…
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