Nos coeurs emboîtés

On est entrés dans la maison. Elle était sombre, c’est à peine si on y voyait. On a tout de suite cherché les lampes. On en a trouvé quatre, deux toutes petites en verre qui ne s’allumèrent pas, et deux anciennes, aux très grands abat-jours, qui jetèrent un peu de lumière dans l’immense salon.
   Il ne restait plus qu’à s’aimer. Pendant ce temps dehors, le monde serait le monde. La vie s’accrocherait à elle-même et l’automne poursuivrait sa route. On resterait des visiteurs, dans cette maison-là comme ailleurs. Les matins seraient ce qu’ils sont. Pour la suite des choses.

Les feuilles tomberont. Le ciel se couvrira et se découvrira.
Les jours s’emboîteront. Et nos coeurs avec eux.

Photo : POUR TOUS LES JOURS DEVANT – Hier * Montréal

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