Contre-effroi

Me voilà pétrifiée, dit-elle, sans trop savoir comment j’en suis arrivée là. 

Bien mauvais régent que ce X. Comme la rengaine ad nauseam du voilier qui mène à bon port. Sur tous les océans, mille nausées abondent pour mille coeurs qui s’ébattent et le ciel et l’oiseau s’en sortent mieux que nous. Depuis les yeux de Jeanne jusqu’aux trompes de ce monde, les vagues ont eu le dernier mot. La vie n’en coûte que nos heures, me répétait mon père. Dire que j’ai craint mon héritage. Pourquoi chercher le contre-effroi quand j’ai tout le vent qu’il me faut.

Photo : JOUER L’INSTANT DU MONDE * Novembre 2024 * Montréal

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