S’il te fallait un jour te perdre à l’infini et qu’un enfant tout près te demande un ruisseau, raconte-lui le violoncelle et les voyelles de l’oiseau.**
Même si la beauté seule m’avait menée à notre histoire, et qu’elle ait ou non une suite, elle est plus excitante que les soirées mondaine où je n’ai jamais su me vivre.
Hier matin, j’ai placé deux mots à la file et j’ai cru un moment qu’on les voyait très peu ensemble, sinon même jamais. Quelques heures plus tard, dans le chapitre qui suivait du livre que je lis, je les ai revus côte à côte, dans la même séquence. On oublie que les mots s’échappent même des livres.

Photo : ** ET AUSSI TOUT L’OR DES RUELLES – Novembre 2024 * Montréal
Bienheureux les mots en cavale…
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ce texte m’arrive juste en même temps que le troisième mouvement du concerto pour violoncelle de Saint Saens avec Anne Gastinel. Même la musique s’échappe des textes. Merci Caroline.
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Merci, Jean-Marc.
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du verbe qui échappe
au silence qui suit
une éternité quelquefois
(merci)
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