Recurrens

La rivière d’avance. Et derrière mon épaule, les mésanges dans la vigne. Et l’abreuvoir bleu de ma soeur qui ne perd pas une seule seconde. Puis encore le monde. Même si on sait pour la beauté. L’eau qui tremble et ne tremble pas. Et pourtant et quand même. Les stupeurs et silencements. Les vagues qui noyaient déjà, longtemps avant Crésus, le même percentile. En blanches déferlantes.

Le transplanté a belle mine. Il est petit et sans défense, sinon la terre qui le retient. J’en prends bien soin, du moins je pense. Et les ténèbres restent douces à l’ombre du bouleau.

Photo : TROIS ÂMES – Juin 2025 * Montréal

4 réponses à Recurrens

Laisser un commentaire