Noir tendre

C’est la même maison, son jardin blanc d’hiver et ses portes ouvertes en été. Il fait plus froid qu’hier. Debout à la fenêtre, j’enfile des épaisseurs, un piano au creux des oreilles.

Et ce vieux livre qui se défait entre mes mains au fil des pages que je tourne, la colle qui ne tient plus. Toutes les nuits, j’en mets des morceaux sur la table. Je contemple la chute. En même temps que la remontée. Puisque rien ne finit.

Sur le trottoir, une fille se presse dans le noir tendre de l’aurore. Vu l’heure qu’il est, c’est sans doute pour l’autobus.

Photo :  ÉLÉMENTAIRE, WATSON * Hier – Montréal

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