quelqu’un passe dans la pénombre
de la rue avant l’aube
on pourrait en faire une histoire, il
y aurait sûrement de la neige
la lumière prendrait
le chemin qu’elle prendrait
et les oiseaux sauraient des choses
qu’on ignore
je ne sais toujours pas si on perd
vraiment à se perdre
je ne sais rien sinon peut-être que
l’absolu finit toujours par bifurquer
et ces silences qu’on fait nôtres
cet instinct de se taire comme une
peur de mourir
et toute la peine aussi, si immense
en dessous
qu’on partage malgré tout
mais on a les châteaux qu’on a, m’a
dit un jour un petit roi –
déjà de pouvoir être tendre dans
ces jours qui nous appartiennent

Photo : ET LE PRINTEMPS S’EN VIENT * Avant-hier – Montréal
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