Il y a toujours le train
et les petits matins, la liberté trouvée
à s’assoir tranquille. Et la neige
qui s’apprête à fondre, il en reste encore
tellement. Puissent la pluie et
le soleil y aller doucement,
ne pas trop inonder les caves.
Et puis il y a ce qui survient et ce qu’on
a du mal à faire sans qu’on sache
toujours pourquoi. Les pensées qu’on
promène entre la ville et la montagne.
Les cailloux qu’on met dans ses poches
pour les trier le soir.
On pense souvent à celle qui voudrait
mieux comprendre. Et on cherche une
explication autre que celle de la
broussaille et des mollets égratignés,
celle des bosquets épineux
qui prennent des bouts au passage.
Bien des jours se sont écoulés.
On aura glissé sur l’asphalte et cru
mourir un peu. Mais le printemps
s’en vient adoucir le vent.

PHOTO : UN CAILLOU DE NOVEMBRE * Montréal (2025)
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