Souvenir de Londres

mon bel amour accroche-toi
j’ai filé un mauvais coton
mon bel amour te défile pas
tout ira bien mieux tu verras

quand le coeur passe par une guerre
il met un temps à se refaire
mais par chance du temps on en a
mon bel amour ne t’en va pas

caromilondonoldman
À Londres, il y a dix ans.

 

De chalets et manchots

J’ai découvert un nouveau verbe.
Peut-être l’avais-je ouï déjà, mais voilà qu’aujourd’hui je l’aime et m’y attarde.
On dit de lui qu’il est défectif… qu’il ne s’emploie pas à tous les temps possibles.
En voici donc, pour votre grand bonheur je sais, les conjugaisons d’usage :
Il chaut
Il chaudra
Il chalait (mon préféré)
Il chaudrait
Qu’il chaille
Chaillant

Et à l’infinitif, chaloir.

J’aime. Et je m’essaie.
Euh… Peu m’en chaut si l’on m’aime…
Hum. Non. C’est trop faux.
Alors j’irai ainsi : Il m’en chaut que l’on s’aime.
Voilà. Je sais pas si c’est mieux, mais c’est beaucoup plus vrai.

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Trois mains à Montréal, un beau lundi du mois d’août.

Nos belles tentatives

Tant de vies.
Tant d’amour.
Et de tentatives.
On fait de notre mieux toujours.
Pour plus d’amour.
En créer. En donner. En recevoir.
Nombre d’entre nous du moins.
J’ose le croire.

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Montréal, juillet 2013

Les parfums obligés

Les soupçons pèsent pour ce billet sur quelque ancienne fibre nomade.

Certains mots parfois me hérissent.
Même que trop de leur effluve me donne vite la nausée.
Par exemple, retraite, et fond de.
Non pas que je nie qu’on puisse y trouver une certaine inspiration.
Et quelque substance apaisante pour nos cerveaux reptiliens.
Mais tandis qu’on aime souvent nous les voir humer à outrance,
les inhaler coûte que coûte et toujours plus à fond,
j’aimerais bien pouvoir signaler certaines allergies possibles.
Y a-t-il quelque part un bureau où je puisse le faire?

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Le long du canal Lachine, Montréal – Juillet 2013

Trio urbain

Et voilà que j’apprends que le génome d’un grain de riz compte 50 000 gènes.
Et que celui d’un corps humain en compte 30 000.
Fascinant quand même.

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Centre-ville de Montréal – Juillet 2013

Montréal-la-secrète

Bien que née sur cette île, je la découvre encore. C’était hier.
J’ai exploré, avec mon amour, dans une vieille bagnole prêtée
qui a même chauffé un peu nous forçant à rouler lentement,
des endroits de ma ville que je ne connaissais pas.
Pour faire un tour d’auto, comme aurait dit ma mère.
Je ne me doutais pas en m’éveillant le matin
que j’assisterais le soir à un grand spectacle.
Et vous n’en voyez qu’une toute petite partie.

Sur une rive montréalaise - Juillet 2013

Sur une rive montréalaise – Juillet 2013

Même rive, même soir

Même rive, même soir

La finalité des choses

Si on me le demande, je dirai que la nature sait y faire mieux que personne
quand il s’agit de rendre belles, en s’aidant des arbres et du temps,
ces constructions que l’on préserve qui nous parlent d’un temps d’avant.

En admirant ces vieux silos il y a quelques jours,
habilement bâtis par des hommes,
j’ai eu l’image de la vision qui les a fait naître.
Celle, d’abord, de nourrir la Communauté.
De fournir aux gens de quoi faire le pain.
Et j’me suis entendue penser,
pour la ixième fois, et je n’en démords pas,
qu’il est malheureux qu’aujourd’hui
la finalité soit d’abord l’entreprise.
Au détriment de tant de gens.

Élévateur à grains n° 5 (Bâtiment patrimonial) - Vieux-Montréal, Juillet 2013

Élévateur à grains n° 5 (Bâtiment patrimonial) – Vieux-Montréal, Juillet 2013

Y a du bonheur aussi dans les ruelles

Petites choses de rien
qui sans mot dire m’inspirent.
Me donnant et m’insufflant,
par petits bouts, petits instants,
par leur saveur de liberté,
le goût de continuer la route,
d’aller y voir un peu plus loin.
Petites choses de rien.

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Montréal, Juillet 2013

Les belles surprises

De ce plaisir que j’ai à attraper des moments,
des images, des gens sur le vif.
Même tard le soir. Comme hier,
en descendant St-Laurent doucement
pour profiter de la sensation
que nous procurent ces nuits d’été.

Et ce matin,
en exagérant les teintes foncées,
avoir la surprise d’une belle image,
comme une peinture ancienne,
de gens que je voyais à peine
de l’autre côté de la fontaine.
Il faisait trop noir pour moi.
Mon p’tit canon a des yeux de chat.

carolinedufourcouplecarrestlouis origCarré St-Louis – Un beau soir de juillet 2013

D’air et de temps

Il m’arrive souvent de trouver beau
ce que l’air et le temps font aux choses.
Les traces qu’ils y laissent sans y penser.

Et ainsi voilà que j’aspire
à me vivre libre comme l’air, ou presque.
En y pensant juste assez, sachant que de toute manière
je n’y laisserai jamais qu’une trace infime.
Et que la forme qu’elle prendra, si elle dépend un peu de moi,
dépendra toujours et surtout du temps et de l’endroit.

Rue Mont-Royal

Rue Mont-Royal

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