tu m’as envoyé un poème
des vers de Maeterlinck
pour me dire ta tristesse
ça y est l’automne est vraiment là
la vigne est presque nue
pour le petit appartement
on nous a dénoncés
mais tu pourras dormir en bas
quand reviendra le temps
les jours sont lourds ici aussi
c’est à croire qu’on y meurt d’avance
je vague entre le bel automne
et les coins noirs de ma conscience
en attendant
l’air est encore assez chaud
pour l’eau dans le bassin
et j’y vois encore des oiseaux
hier la pluie claquait sur le mur de métal
là tout est plus tranquille
quant aux désirs qui passent
et aux rêves qui se lassent
je te sens et t’embrasse
Photo – LE MILE-END D’ENTRE LES JOURS – Avant-hier – Montréal 2020 (La murale est d’Omen)
