Barbouillages

Mon voisin Claude m’a raconté
comment Guy est mort seul, qu’une
autre voisine l’a trouvé.

Et ce matin, la brume claire.
Les orangés qui dégringolent vers
l’asphalte mouillé.

Être autrement que celle qui part.
Le monde barbouillé. La beauté, la bêtise.
Et l’automne à se faire un coeur
avant le grand hiver.

L’automne en chemin solitaire
Vers l’oubli ou la mort s’enferme
Une lumière qui décline
Quelques éclats encore dans les feuilles au sol
dans un dernier souffle
Elles gardent en coquille une eau qui dort.

amirliton

·


Photo : CES JOURS DE TIÉDEUR SUBLIME * Montréal – Octobre 2022

2 réponses à Barbouillages

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