Le bord du vent

Un autre jour de moins d’aurore.
Quelque part entre la rivière et le même silence brumeux.

Le temps qui noue et qui dénoue.

Je sais la part de l’irascible dans mes paysages lointains.
Je n’ai jamais fait de promesses, encore moins à moi-même.

Je cherche encore le bord du vent et celui de l’eau vive.

Photo : LE CHÂLE – Juillet 2024 * Laurentides

4 réponses à Le bord du vent

  1. ( un temps au bord du vent )… qui étend ses racines )-

    ————

    L’arbre est persévérant
    il ne songe pas aux lendemains…
    Il parle autant au vent
    qu’à la lumière solaire.

    Profondément ancré dans la terre
    sans doute ignore t il le chagrin
    et ne porte t il pas le deuil
    lorsque les poèmes écrits sur ses feuilles
    retournent sur le sol sacré
    pour y être absorbées.

    Les humains ne font que passer
    dans leur existence éphémère
    sur ce sanctuaire:
    ils préfèrent lire leur destin
    dans les lignes de la main
    ou dans les prières

    quant à la poésie,
    elle se nourrit de papier
    de pâte de bois écrasée
    l’encre bientôt pâlie
    les auteurs sont vite oubliés
    même leur langue nous devient étrangère:

    à l’inverse de l’arbre, elle n’est pas enracinée
    au plus profond de la terre…

    RC

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