Un autre jour de moins d’aurore.
Quelque part entre la rivière et le même silence brumeux.
Le temps qui noue et qui dénoue.
Je sais la part de l’irascible dans mes paysages lointains.
Je n’ai jamais fait de promesses, encore moins à moi-même.
Je cherche encore le bord du vent et celui de l’eau vive.

Photo : LE CHÂLE – Juillet 2024 * Laurentides
je crois que le vent et l’eau vive partagent leurs bords
trouver l’un c’est trouver l’autre
les spéculations vont bon train
mais cela reste un secret
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Merci Caroline pour la beauté des mots et celle de la photo.
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( un temps au bord du vent )… qui étend ses racines )-
————
L’arbre est persévérant
il ne songe pas aux lendemains…
Il parle autant au vent
qu’à la lumière solaire.
Profondément ancré dans la terre
sans doute ignore t il le chagrin
et ne porte t il pas le deuil
lorsque les poèmes écrits sur ses feuilles
retournent sur le sol sacré
pour y être absorbées.
Les humains ne font que passer
dans leur existence éphémère
sur ce sanctuaire:
ils préfèrent lire leur destin
dans les lignes de la main
ou dans les prières
quant à la poésie,
elle se nourrit de papier
de pâte de bois écrasée
l’encre bientôt pâlie
les auteurs sont vite oubliés
même leur langue nous devient étrangère:
à l’inverse de l’arbre, elle n’est pas enracinée
au plus profond de la terre…
RC
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Bien le merci alors
pour cette vive radicelle
…
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