La fenêtre et la rue. On s’habitue aux choses.
Et là une femme qui traverse en regardant le ciel.
Maddy May m’a écrit que malgré la lourdeur du temps,
le vent du nord sentait bon. Son grand chien a dormi dehors…
… sous la pluie des beaux jours, dit-elle. Son poil dégoutte un peu encore
mais le soleil s’en vient. En attendant, tôt ce matin, ils ont coupé l’eau
sur la rue. J’ai fait ce qu’il fallait, certaines choses restent simples.
Comme là sous le ciel pâle comment les verts ont l’air plus tendres.
J’ai levé les yeux juste à temps pour voir une grive s’arrêter sur la clôture
de bois, je sentais qu’elle partirait vite, j’ai laissé tomber la photo…
J’ai repensé à cette route en plein hiver que j’aurais pu suivre longtemps.
Et aussi à ce lac que j’aurais contemplé pendant autant de temps
qu’on aurait eu de temps… Chaque jour à travers les mots,
ces paysages que je retrouve… et surtout je t’embrasse,
Maddy
Mon café reste bon. Et le plancher craque plus fort sous
nos corps de bêtes. Là aussi, on a laissé faire.
Hier j’ai trouvé sur l’asphalte encore mille manières de vivre.
Et ce matin, j’ai chaussé mes pantoufles. Le mois d’août ne reculera pas.

Photo : PENDANT QUE L’ÉTÉ DURE ENCORE – Le long d’la track * Août 2026, Montréal
Répondre à Les mots de Maddy