La faim douce

les feuilles sur le métal
et le long corridor
permets-moi de rester béate
malgré la bêtise infinie
des amours insouciants
tout ce qui s’échappe sans fin
chaque fois sans bavure
ou tombe sans qu’on ramasse

le soleil est venu
sur ce mercredi de faim douce
j’irai avec l’amie
arrondir les coins de la table
y faire trembler les petits murs
de la cour d’école

Photo : SE VIVRE PROCHE * Avant-hier – Montréal

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