La beauté n’empêche rien

Un écho pour ceux et celles
qui ont été interpelés d’une même manière
par mon dernier billet…

et si je vous disais du vent
que sa musique dans les feuilles
est pour moi l’une des plus belles,
me reprocheriez-vous de taire
qu’il souffle parfois tellement fort
que sa portée devient cruelle…

de même si je disais du ciel
à quel point sa beauté m’emporte,
me faudrait-il vous dire aussi
que celle de la terre me transporte…

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En roulant sur la 15 – Fin août 2013

En passant, merci à vous qui me lisez.

Le coeur des femmes

Merci de le dire, Dany Laferrière. De l’écrire.
Tu as raison. Les femmes ont du coeur.
Suffit de les voir s’aimer entre elles.

C’est en regardant cette photo prise il y a deux jours
que ces quelques mots, lus ce matin, ont refait surface.
Mets-toi du côté des femmes, elles ont du coeur.
C’est comme ça qu’il l’a écrit dans son dernier livre.
Livre que m’a offert mon amie Anne hier.
Qu’elle-même est en train de lire et qu’elle a acheté pour moi,
ne voulant pas attendre de l’avoir fini pour le partager.

Et je pense au mien, de coeur.
À ce coeur qui m’a fait perdre et gagner.
Et que j’ai sans doute, selon certains, toujours trop écouté.
Mais je ne regrette rien.
Parce que quoi qu’on en dise, il est beau le coeur des femmes.

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On jase en préparant le brunch – Montréal, le 1er septembre 2013

Ce qu’on dira de nous

Un samedi matin de fin d’été.
À Montréal la tranquille.
Tout va comme d’habitude autour de moi.
Le bruit dans les rues. Et tout le reste.
La vie qui coule sans trop d’urgence.
Un journal ouvert et moi qui m’demande
ce qu’on dira un jour de nous.
De cette époque.
Où l’on vivait comme l’on vit.
Ambition. Matérialisme.
Culte du corps. Individualisme.
Guerres de religion. Attaques chimiques.
Que perdus quand même nous étions.
Un peu, ou beaucoup.

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Reflet de Lui dans une fenêtre – Montréal, août 2013

Se balancer dans le noir

pouvoir jouer dans la pénombre
sans peur aucune
les pieds sales
sur la terre encore tiède

Et ce matin encore je pense à ces enfants
… qui ont l’air de dormir mais qui ne dorment pas…
et à l’obscurité qui loge dans l’esprit des hommes
tellement qu’ils sont aveugles à ce qui compte vraiment.

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Dans un boisé des Laurentides – Août 201

Le bonheur aussi joue à la cachette

Avec une pensée pour ces enfants de Damas
qui ne riront plus, ne danseront plus,
ne chanteront plus,
ni ne joueront à la cachette.

toi qui tant ris et danses sans regarder à la dépense
puisses-tu toujours te trouver là où le bonheur aime se cacher

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Sur le mont Royal – Août 2013

La belle voisine et son heureux bazar

Elle vend sa robe de mariée
et même ses chandails de hockey
me dit qu’les rêves c’était surtout
des jeux du temps par en avant
qu’aujourd’hui tout ça elle s’en fout
sauf pour les rires des enfants.

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Montréal – Août 2013

Être ensemble

On va où comme ça?
Ça dépend de toi.
Mais non, ça dépend de toi.
OK. Alors, tenons-nous la main et marchons. On verra bien.

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Montréal, août 2013

Petits plaisirs béton

J’aime nos viaducs.
Ou plutôt, j’aime passer dessous en marchant.
La lumière y joue toujours.
Et c’est d’autant plus excitant
s’il y a quelqu’un dedans.
Quelqu’un de beau, de sexy, d’heureux.
Ou de malheureux peut-être. Qu’y sais-je.
Quelqu’un dont il se dégage quelque chose.
Le béton sans personne n’est quand même que du béton.
Bref, les viaducs savent être beaux.
Mais plus encore avec des gens dedans.

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Viaduc Papineau – Août 2013

Un homme de peu de mots

carolinedufourGAmiLe verbe lui cause tracas
mais il maîtrise l’art du sourire
autant qu’il en connaît le poids.
Tout vieux et magané qu’il soit,
il conserve un pouvoir exquis
sur ses muscles zygomatiques
et daigne souvent s’en servir
juste pour me faire plaisir.

Virée en ville, août 2013

Virée en ville, août 2013

Bucolisme

J’ai eu envie de ce mot.
C’est lui plutôt que son usuel confrère adjectif
qui m’est venu naturellement en regardant cette photo.
Et je découvre, à ma légère surprise, qu’il n’est pas au dictionnaire.
Pas plus que ne l’est le verbe bucoler. Dommage.
Or, si vous me demandiez ce qu’en serait la définition exacte,
je vous retournerais la question en vous demandant
laquelle serait selon vous à retenir parmi les suivantes,
ou si ni l’une ni l’autre ne vous sied, laquelle proposeriez-vous?

Bucoler
1. Boire la vie à grosses gorgées.
2. Trouver la vie belle envers et contre tout.
3. Être saoul d’amour pour la vie.
4. Être naïf au point de penser que la vie peut être belle malgré tout.

Je bucole, tu bucoles, nous bucolons, elles bucolent…

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Au parc Lafontaine – Juillet 2013

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